L’oeuvre de Ying Gao, créatrice et professeure de l’École supérieure de de mode de l’ESG UQAM, a été récemment publié dans le prestigieux magazine Vogue Italia.
La traduction libre de l’article de Michele Fossi dans Vogue Italia (mars 2022):
Que la combinaison de la mode et des capteurs pourrait produire de la pure magie, nous avons eu une première impression de cela en 2011, grâce à l’installation mémorable de Ying Gao au Musée National des Beaux-Arts du Québec. À cette occasion, la créatrice canadienne a présenté une série de vêtements équipés de capteurs et intégrés par la robotique, qu’elle a qualifiés d’autonomes » et qui réagissaient automatiquement à la proximité des spectateurs en gonflant et en et se dégonflent, donnant l’impression d’être des entités vivantes et sensibles.
Deux ans plus tard, Gao a produit une nouvelle série de vêtements autonomes, programmés pour ne bouger que lorsqu’ils sont « observés » : un exploit rendu possible par des micro-caméras spéciales intégrées au tissu, capables de reconnaître le contour des yeux humains. Mais c’est en 2017 que la créatrice s’est surpassée avec une nouvelle série de vêtements dont la particularité est qu’ils se tordent (avec « émotion », pourrait-on écrire) lorsqu’ils sont touchés pour la première fois par une personne. Mais attention, seulement la première fois ; avec la deuxième caresse, la deuxième caresse, le miracle ne se répète pas, la robe reste immobile et indifférente. L’astuce réside dans la présence de capteurs spéciaux répartis sur toute la surface des vêtements, capables d’enregistrer les empreintes digitales de toute personne qui les touche et de les sauvegarder sur le champ dans une base de données.
Diplômées ESM : Marianne Frève, Julie Desjardins
Étudiants ESM : Romane Poulin, Roxanne Ouellet-Bernier, Julien Villeneuve, Maria Esperanza Duenas Rodriguez