Projet de fin d'études / 2024
Dissonances
Crédits
Direction artistique: Philippe Dubuc et Randy Smith
Photographe: Sylvain Blais
Assistant photographe: Vladimir Philogene
Retouches photos: Emilie Desmeules
Styliste: Randy Smith
Assistante styliste: Emmanuelle Neron
Mannequins: Tasha chez Model Network et Sarah Wiestke Ouimette chez Faces Mgmt.
Mise en beauté: Steeve Daviault
Assistante mise en beauté: Josiane Provencher
Conception graphique: César Ochoa
Coordonateur du casting: Christophe Paré
Coordonnatrice des créateurs finissants: Loïse Chouteau
Ma collection intitulée « Dissonance » tire tout d’abord son inspiration de l’univers musical, notamment des instruments à cordes tels que les violons, altos, violoncelles et contrebasses. La collection Automne/Hiver, composée de 20 pièces, explore un style classique influencé par le mouvement esthétique et sentimental du romantisme présent en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles.
Le nom de la collection trouve également son origine dans un morceau pour quatuor composé par Wolfgang Amadeus Mozart, le ‘Quatuor à cordes No.19 en ut majeur, K.465’, également surnommé ‘Dissonance’ en raison de son introduction lente et peu commune pour l’époque. Dans cette composition, chaque instrument du quatuor émerge progressivement, contribuant ainsi à créer un effet sonore dissonant qui, au fil du temps, s’harmonise pour former une mélodie agréable.
Dans ce projet, la rupture de l’harmonie est représentée par la déconstruction des formes, couleurs, textures et autres éléments des instruments classiques, traduits dans une composition vestimentaire suggérant d’abord un certain désordre ou une rupture avec le style classique, pour ensuite retrouver son équilibre dans l’harmonisation des thèmes, couleurs et structures reliant les pièces de la collection, à l’instar des instruments d’un orchestre qui se rejoignent pour créer un tout.
En ce qui concerne les couleurs et textures, nous utilisons des tissus légers et fluides pour représenter la transparence et la fluidité, ainsi que des matériaux plus forts et rigides pour exprimer la force et la rigidité, permettant ainsi de révéler ou de cacher selon les désirs.
La présence du symbolisme de l’instrument déconstruit établit un discours sur la féminité et l’importance des femmes dans la musique classique, où une majorité masculine domine toujours, notamment chez les chefs d’orchestre. Les pièces de la collection tentent de communiquer et d’établir un discours sur la réappropriation de la musique et des instruments par les femmes. Elles sont ici maîtresses de leur corps et de leur instrument, leurs formes et lignes se superposant à celles de leur anatomie.